
Délaissant quelque peu sa fragilité touchante et son désespoir insondable, Mylène arbore un look résolument plus agressif. Elle nous apparaît en tenue de boxeur, s’échauffant pour un match imminent.
Son adversaire est un homme imposant, de par sa taille et son regard déterminé.
Miss Farmer semble aborder son art différemment ici. Elle campe un contexte tout particulier à ses expressions scéniques. En effet, elle se place au centre d’un ring de boxe, aire symbolique d’une mise en spectacle et d’opposition à quelqu’un, quelque chose...
Le combat commence et se déroule sous la direction des deux entraîneurs.
Des scènes parallèles nous montrent Mylène en compagnie de ses choristes, en costume sexy (elle a fait appel à Jean-Paul Gaultier).
Alors que le combat fait rage, on peut se poser la question de l’identité réelle de ce farouche adversaire qui semble vouer à notre petite Mylène une haine certaine...
A nouveau, vais-je m’aventurer, ici, dans une interprétation personnelle de la chose.
Le titre ( « Je t’aime Mélancolie ») à lui seul semble démontrer que Mylène Farmer prend une distance par rapport à sa carrière, et que, quelque part, elle veut la justifier. Certes pas à ses fans (qui je pense la comprennent suffisamment pour être dispensés de telles explications), mais à une partie de la population qui la critique, elle et son art.
Cette situation ne peut que m’évoquer la position de la presse qui, parfois, n’a pas hésité à dévaloriser ses productions artistiques dans un esprit d’amertume envers le personnage de Mylène Farmer. On connaît, en effet, bien la réticence de cette dernière à se donner en pâture aux médias, avides de scoops et d’intrusions dans la vie privée des artistes.
Loin de moi l’idée de porter quelque jugement sur les justifications respectives des deux parties, mais Mylène semble ici envoyer un certain message à ceux qui sont prêt à la défier : elle est prête à se battre... Et à gagner!
Malheureusement, cette victoire n’est que relative.
En effet, les 10 dernières secondes du clip délivrent un message différent, celui d’une réalité desespérante : la victoire sur l’adversaire médiatique la mène à sa perte. Seule dans un dernier faisceau de lumière, la scène est noire.
L’obscurité, le silence, le froid... Elle n’est plus rien.
Encore une vaine victoire...
Je suis conscient du caractère subjectif de mon analyse, mais elle semble concordante d’un point de vue interne (les éléments se tiennent entre eux) et externe (j’ai en mémoire un certain froid que Mylène Farmer avait eu avait un certain hebdomadaire belge qui lui en tient toujours rigeur aujourd’hui d’ailleurs).
Si vous avez une interprétation autre que la mienne, n’hésitez pas à me la faire parvenir.
Regrets
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