Bibliographie

Huttes à la lisière

C'est Luc Durtain, son ami et protecteur qui lui prodigua des soins médicaux, qui lui fit publier ce recueil de poèmes chez Jean Crés, le 15 juin 1931, dans une édition hors commerce dont il rédigea la préface. Dietrich signa " Luc Ergidé ". Cette édition fut tirée à cent exemplaires numérotés.

Le Bonheur des tristes

C'est son premier roman autobiographique. Celui-ci est le début de La leçon de vie . Cette confession de Dietrich sur sa vie parut en octobre 1935 chez Denoël & Steele. Il y vomit littéralement sa terrible enfance en écrivant avec la candeur et la cruauté de l'enfant qu'il sent renaître en lui. Le Bonheur des Tristes

Terre

Un album où se font face ses poèmes et ses photos sur les champs, les plantes, les bêtes et les travaux des hommes. Une exposition de ces images eut lieu à Paris et Dietrich fut révélé puis reconnu du grand public en tant que photographe. Cet album est construit avec le regard onirique de l'auteur. Dietrich montre ainsi qu'il a plus d'une ressource créatrice : sa " vigueur lyrique " et " la verdeur végétale de sa langue se donnent libre cours ". Terre fut publié chez Denoël en novembre 1936.

L'Apprentissage de la ville

Il y dénonce l'aveuglement et le veulerie de la société chauvine au sortir de la guerre, incapable de s'éveiller et de se regarder dans son propre tumulte. Il observe le monde " en contre-plongée ". Ce livre paru chez Denoël en 1942.

Dialogue de l'amitié

C'est un essai écrit en collaboration avec Lanza del Vasto qui paru chez Denoël en 1943. Il reprend les questions philosophiques que se posaient les deux amis.

L'Injuste grandeur précédé de Histoire d'une amitié par Lanza del Vasto

Ce livre naquit en 1934 de la rencontre entre Dietrich et Lanza del Vasto. Lanza a rédigé les rêves que Dietrich lui dictait. On y trouve une suite de récits fantasmagoriques qui évoquent tout ce qui tient au cœur du poète : l'amour, l'enfance et ses souffrances, la femme, les fleurs et les graminées. Il y parle aussi de sa propre mort dont il a rêvé durant de nombreuses nuits. En effet Dietrich s'y voit mourir au milieu d'une catastrophe qui referme le ciel et ébranle la terre : "La voûte se resserre, les éclairs s'épaississent, mon corps est déjà sec, on sent siffler le vertige des étoiles qui tombent… La destruction me précède et m'étouffe." Ce témoignage est troublant quand on sait que Dietrich est mort durant la Seconde Guerre Mondiale. Le livre est paru aux Éditions Denoël en 1951 en tant qu'ouvrage posthume. Lanza del Vasto y intégrera son texte Histoire d'une amitié où il évoque leurs "vies communes".

Emblèmes végétaux

Ce texte n'est paru qu'en 1993. En effet, il fut envoyé à Denoël mais celui-ci mourut en 1944, comme Dietrich, et le livre ne fut pas publié si ce n'est quelques poèmes dans L'Injuste Grandeur en 1951. C'est une filiation de Terre car on retrouve des photos mises en parallèle avec des textes de Dietrich. Encore une fois, Dietrich dicte son livre à Lanza mais aussi à Geneviève Lief, l'une de ses grandes amies.

Poésies

Jean-Daniel Jolly-Monge, éditeur passionné par l'écriture de Dietrich depuis son adolescence, a recueilli pour la première fois dans un livre l'ensemble de l'œuvre poétique de son auteur favori dont un grand nombre de pièces inédites retrouvées dans les archives des familles de Luc Dietrich et de Lanza del Vasto. Il y fait aussi une recherche biographique expliquant ainsi certains textes et l'époque à laquelle ils ont été écrits. On retrouve des textes issus d'ouvrages tels que Huttes à la lisière, Terre et Emblèmes Végétaux.

L'Ecole des conquérants

Ce livre représente les quatre derniers chapitres du Bonheur des tristes qui n'ont pas été publiés en 1933 par Robert Denoël. Frédéric Richaud, biographe de Dietrich, et Xavier Dandoy, créateur des éditions À hélice et Éolienne, ont publié ces derniers chapitres qui représentent l'intérêt d'être moins transposés que ne l'était Le Bonheur des tristes c'est à dire que l'on peut suivre quasiment pas à pas la vie de l'auteur. On y retrouve Dietrich entre 1931 et 1933, alors qu'il vit seul à Paris. Il y décrit notamment sa rencontre avec Marie-Rose, la trafiquante de drogue, mais aussi avec Lanza del Vasto, au Parc Monceau. Toujours candide, on voit tout de même que Dietrich n'est pas tout à fait le même face à la vie et on peut penser que c'est l'influence de Lanza qui permet cette évolution soudaine.