| Sur cette présente page, je vous propose, à nouveau, un voyage. Un voyage particulier car il va nous mener, vous comme moi dans un univers étrange qui est celui de la nature humaine. Certes, je n’ai aucune prétention d’exhaustivité dans cette tâche qui occupe depuis toujours des milliers de personnes, penseurs, philosophes, psychologues, écrivains,... mais ma seule ambition consiste en une tentative d’illustration de la tourmente humaine par des oeuvres diverses. Ainsi vais-je m’appuyer sur les productions artistiques de personnages tels qu’Alfred Kubin et Mylène Farmer en tentant de les rapprocher. Le monde dans lequel nous sommes prêts à rentrer sera celui de la psychose. Cette présente page sera donc un essai d’illustration de cette structure de personnalité, comme on a coutume de l’appeler dans les milieux spécialisés, qui est avant tout un mode de pensée particulier. | ![]() |
Le terme populaire pour la psychose est celui de folie, avec toutes les restrictions de sens que cela implique. Personne n’est indifférent à ce concept de folie : tantôt, l’un s’indigne d’apprendre que l’oncle fou que l’on pensait bien enfermé (« fooort ! ») est sorti et a trouvé un emploi, tantôt on idéalise cet état « du tout est permis » qui offre des possibilités de liberté tellement opposées à ce que nous vivons, nous, au jour le jour.
![]() | Oui, ce concept de folie a bien pour propre de ne pas laisser indifférent. Au Moyen Âge, les fous étaient envoyés sur un bateau qui voguait sur la mer, aux aléas des courants et marées. C’est Michel Foucault qui évoque cette « Nef des Fous » dans son ouvrage « l’Histoire de la Folie ». On ressent bien cette préoccupation malsaine de s’assurer un écart entre la population « bien portante » et cette population marginale, celle qui pense différemment. Cependant, on ne peut s’empêcher de ressentir une fascination, à peine avouable, envers cet univers inconnu qui est celui du « fou ». |
![]() | Le tout jeune nouveau-né ne répond pas à notre logique. Il ne faut pas être psychologue pour s’en rendre compte, pour comprendre l’état d’hyperdépendance qui caractérise ce nouvel individu. Malgré les tentatives de rendre le nouveau-né plus adulte qu’il n’est en lui trouvant des compétences précoces et surprenantes parfois, il n’en reste pas moins que celui-ci constitue le prototype d’un état d’immaturité qui servira de référence à tout diagnostic psychologique. |
| L’étape suivante que l’enfant aura à franchir sera celle de tenter de découvrir qui ou qu’est-ce qui ce cache dehors. Dit autrement, il devra acquérir une représentation suffisamment stable de ce qui se passe autour de lui.
Chaque élément rencontré par le bébé sera susceptible d’être représenté par une image dans son monde psychique (interne).
A ce moment, le jeune enfant a acquis, à proprement parlé, la capacité à penser ! La bonne passation de chaque étape que j’évoque ci-dessus assure à l’individu une stabilité psychique suffisante pour échapper à la psychose qui est notre sujet actuel de préoccupation. Ainsi, si vous m’avez suivi (la partie théorique est la plus dure; vous l’avez passée, bravo !) vous avez compris que la psychose n’est due à rien d’autre qu’à une faillite de la capacité à penser. Hmm... en fait, c’est beaucoup plus que cela, mais admettons. ;) | ![]() |
Nous avons donc, certaines personnes qui se caractérisent par une immaturité psychique suffisante (mais non particulièrement nécéssaire) pour induire un état d’inadaptation à la réalité. Cette réalité, elle, se constitue à partir de tous les constats d’impossibilité divers que l’on rencontre au jour le jour sans pour cela remettre en question notre stabilité mentale.
On assiste donc souvent à une série de personnes psychotiques qui ne peuvent supporter aucune frustration. D’autres encore, face à un monde si « cruel » (sic!) s’enfuient dans un monde nouveau qu’ils se créent intérieurement et induisent, entre autre, le phénomène connu qui est celui de l’hallucination.
Le psychotique est en proie à des angoisses très archaïques et parfois tellement insupportables que les suicides ne sont pas rares au sein d’une population de psychotiques.
Ce sont ces angoisses qui vont nous intéresser à présent.
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